Cinq petits poèmes à afficher à l'intérieur de votre porte de WC...
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Vous qui venez ici
Dans une humble posture,
De vos flans alourdis
Déposer un fardeau,
Veuillez, quand vous aurez soulagé la nature
Et déposé dans l'urne un modeste cadeau,
Epancher de l'amphore un courant d'onde pure
Et, sur l'autel fumant poser en chapiteau
Ce couvercle arrondi dont l'austère jointure
Aux parfums indiscrets doit servir de tombeau
- Alfred de Musset
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Ce lieu respecteras
De station prolongée ne feras
Pas à côté ne viseras
De gros bouquin n'emporteras
Du bon papier utiliseras
Mais une seule feuille à la fois prendras
La chasse d'eau toujours tireras
En sortant, la fenêtre ouvriras
Et un parfum disperseras
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C'est ici que repose
Une certaine dose
D'une certaine chose
Qui ne sent pas la rose.
Celui qui se propose
De faire ici sa prose
Doit avant toute chose
Tenir porte close
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Dans ce lieu peu agréable
Mais pourtant indispensable,
Tenez vous comme à table
Faites que la lunette
Ressemble a votre assiette
Et qu'il n'y reste aucune miette
Car c'est ici que tombent en ruines
Avec odeur et triste mine,
Les restes de la cuisine
- (poésie affichée dans les chiottes du resto à Hackenberg en Lorraine)
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C'est ici que tombent en ruines
Tous les déchets de la cuisine.
Dans un lieu aussi respectable,
Il faut se tenir ici comme à table
Et garder le bord de la lunette
Aussi propre que celui de son assiette.
Si vous venez sans papier ni paille,
Léchez vous les doigts au lieu de salir la muraille
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Lorsque, après de longs instants de
Concentration extrême, parfois douloureuse,
Vous ressortirez de ce local exigu,
Les traits enfin apaisés,
Le regard éclairé comme
Par une aura intérieure,
Vous aurez au moins
(Par la lecture de ce message)
L'impression de ne pas avoir totalement perdu votre temps...
- AUX CABINETS
Malgré l'humour et la vertu
Il faut ici montrer son cul
Malgré la haine et la fierté
Il faut ici se défroquer
Malgré l'amour et la tendresse
Il faut ici montrer ses fesses.
Poussez ! poussez ! les constipés
Le temps ici n'est pas compté
Venez ! venez ! foules empressées
Soulager là votre diarrhée
Car en ces lieux souvent chéris
Même le papier y est fourni.
Soit qu'on y pète, soit qu'on y rote
Tout est permis au sein des chiottes
Mais à graine de vérole ou de morpion
N'oubliez pas d'vous laver l'fion
De ces WC tant usités
Préservez donc l'intégrité.
Rendons gloire à nos vespasiennes
De faïence ou de porcelaine !
Que l'on soit riche ou bien fauché
Jamais de classe dans les WC
Pines de smicards ou de richards
Venez tous voir mon urinoir !
Qu'ils s'appellent chiottes, goguenots, waters
Tout l'monde y pose son derrière
On les dit turcs ou bien tinettes
Tout est une question de cuvette
Quand celles-ci se trouvent bouchées
Nous voilà tous bien emmerdés.
Entrez, entrez aux cabinets
Nous raconter vos p'tits secrets
Savoir péter c'est tout un art
Pour ne pas chier dans son falzar.
Si cet écrit vous semble idiot
Torchez-vous-en vite au plus tôt
Si au contraire il peut vous plaire
Affichez-le dans vos waters !!!