Blagues MARSEILLAIS
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  1. Sur le Vieux-Port, une poissonnière marseillaise crie à une de ses collègues :
    - Oh, Ginette ! J'ai une grande nouvelle à t'annoncer ! Écoute ça, ma belle : je marie ma fille !
    - Oh la putain !
    - Non, pas celle-là, l'autre...
  2. Zé et son collègue Milou sont en train de tchatcher à l'angle du boulevard d'Athènes et de la Canebière :
    - Ca marche d’enfer, les Couique et tout ça.
    Oh Zé, et si on s’associait et on ouvre un fastefoude ?, dit Milou.
    - Ah ouais! Bonnard ! Mais il faudrait un nom qui se la pète en peu... Un truc facile à retenir...
    - Moi je sais, on va l’appeler "Mes couilles Mickey".
    - Oh jobastre ! Avé un nom pareil, y a aura jamais dégun!
    - Dégun, tu dis ? Et lui, là.... Regarde un peu le monde. Et il s’appelle "Ma queue Donald".
  3. Zé et Méhu types sont à la terrasse des flots bleus.
    Le garçon arrive : - Messieurs ?
    - Un pastis, dit Zé.
    - Alors ça fera deux pastis, dit Méhu.
    Pris d'un éclair de lucidité le Zé se ravise alors : - Euh... t'y as raison, je prendrai deux pastis aussi !
  4. Un jour dans un train, en Savoie, un Parisien (avec son écharpe du PSG), un Marseillais (avec son écharpe de l'OM) et une jolie Norvégienne sont dans le même compartiment.
    Ils roulent comme ça, sans se parler, depuis des heures quand un tunnel vient plonger le train dans l'obscurité la plus totale.
    On entend alors un bruit de baiser, immédiatement suivi d'un bruit de baffe.
    Quand le tunnel se termine, que la lumière revient, le Parisien se tient la joue droite qu’il a fort rouge.
    Le Parisien se dit : - Le Marseillais a du embrasser la Norvégienne, elle a cru que c'était moi et elle m'a collé un pain.
    La Norvégienne pense : - Le Parisien a du vouloir m'embrasser mais il a loupé son coup et a embrassé Le Marseillais qui n'a pas apprécié.
    Le Marseillais se dit : - Au prochain tunnel, je refais le bruit du bisou et j’en remet une autre à cet enfoiré de Parisien
  5. Les animaux du zoo de la Barben vont partir en congé.
    L'ours polaire dit : - Moi je suis un ours, j'ai une bonne fourrure, ma femme et mes petits aussi, alors on va en famille au pôle nord.
    Sur ce le dauphin dit : - Moi j'ai la peau lisse, ma femme aussi, et mes gamins aussi, de plus un peu de chaleur nous fera du bien, je m'en vais nager aux Antilles.
    La girafe dit : Avec nos grandes pattes et notre long cou, nous préfŽrons partir dans les grandes plaines africaines.
    Puis vient le tour du crocodile qui annonce :
    - Et bien moi j'ai une grande gueule, ma femme a une grande gueule, mes deux petits commencent à avoir une grande gueule… donc on va aller à Marseille.
  6. Dans un bar sur la Canebière les conversations vont bon train.
    Soudain un kangourou franchit la porte et toutes les conversations s’arrêtent.
    Chacun « dévisage » le nouvel entrant.
    Le kangourou s’avance au bar et commande un pastis.
    Le patron interloqué le sert.
    Le kangourou demande :
    - Oh collègue! Je te dois combien ?
    Le patron toujours stupéfait : - 10 € !
    Le kangourou paye.
    Et là le patron et les clients sont toujours estomaqués et le kangourou sentant la gêne qui s’est installée depuis son entrée :
    - Oh ! Qu'est ce que vous avez à me regarder comme ça ?
    Et le patron lui répond :
    - Eh bé! Ça fait 40 ans que je suis ici et c'est la première fois qu'un kangourou rentre dans mon bistrot et me commande un pastaga !
    - Tu m’étonnes ! Avec un pastaga à 10€, tu dois pas en voir beaucoup de kangourou dans ton bar !
  7. C'est un marseillais qui se promène en bateau, et un jour il fait naufrage et se retrouve sur une île déserte...
    Au bout de 3 ans, il voit apparaîre un bateau à l'horizon...
    Il allume un feu, fait des grands signes... ça marche !
    Le bateau s'approche de l'île et une fille sort sur le pont et lui fait signe de venir à bord.
    Ni une ni deux, le Zé se jette à l’eau et une minute plus tard, il embrasse le pont de "La Canebière" comme si c’était la pelouse du Vélodrome.
    Parce que ce bateau, justement, il vient de Marseille.
    - Ça fait quatre ans que t'es ici ? Quatre ans sans boire un jaune ?! T’y as pas soif ?
    - Sur, dit le Zé, j'ai le gosier tout desséché... - Espère un peu, j’ai tout ce qu’il faut...
    Et voilà qu’elle lui offre un pastaga, avec les olives, les caouètes et tout et tout.
    - Si je comprend bien, ça fait aussi quatre ans que t'as pas mangé l'aïoli ?
    - Oh povre, t'y as de quoi en faire un ? demande le Zé...
    - Attends, j’ai tout ce qu’il faut que tu vas te régaler !
    Et elle lui prépare un aïoli de derrière les fagots.
    Zé se régale et récure le plat.
    - Mais, du coup, si je se trompe pas, ça fait aussi quatre ans que t'as pas tiré ?, fait la fille d’un air coquin...
    - Je le crois pas, t'y as aussi amené les boules ?
  8. Zé est parti en safari cette année.
    Devant un casa au bar des platanes, il raconte à Olive sa chasse au lion.
    Un cauchemar :
    - Je suis dans la clairière, je vois le lion, j'épaule, je tire ...
    Peng ! ....et je le rate ! Alors, le lion il me voit, et il me court après ...
    - Oh putain con, et il te radague et il te bouffe ?
    - Mais non ! je cours, je cours. Tu sais comme je cours....
    Sauvé ! Je vois un arbre et je monte à l'arbre.
    ...Mais le lion, il grimpe aussi - Oh putain con, et il te radague et il te bouffe ?
    - Attends, je monte tout en haut de l'arbre.... et le lion, il monte aussi...
    - Oh putain con, et il te radague et il te bouffe ?
    - Mais attends je te dis !!! Il y a une branche maousse alors, je rampe sur la branche pour m'éloigner du tronc...
    Seulement voila cet encatané de lion, il rampe aussi...
    - Oh putain con, et il te radague et il te bouffe ?
    - Oh mais dis, Olive, t'y est avec moi ou avec le lion ?
  9. Sur la Canebière, Zé croise Gu, un ancien collègue de Tour Sainte.
    - Oh Gu, ça fait plaisir depuis le temps ! Ça va bien ?
    - Hé bé, ça va pas mal.
    J’ai ouvert le magasin de fringues que je t’avais parlé : que de l’italien, la grande classe.
    Après je me suis agrandi : j’ai ouvert le même à Aix, et puis à Nice, à Monaco et le dernier à Saint Tropez.
    J’ai acheté la Carrera et puis la Jaguar pour ma femme.
    Parce que je suis marié aussi.
    Tu te souviens, de Zette, qu’elle a été « Miss Tee-shirt mouillé » au Casino à Bandol ?
    Je l’ai marié l’année dernière.
    On a une vie de roi : Le chalet à Pra-Loup l’hiver, l’appart aux Lecques sur la plage, là où j’ai le bateau... un offshore.
    Des fois, on va en Corse pour le ouikende.
    Mais je parle, je parle... Et toi qu’es tu deviens ?
    - Moi ? Je t'emmerde !!!
  10. Zé doit faire un tour chez le toundaire, rapport à la nuque longue.
    - Allez chef, c’est à nous. Zou, assieds toi là ...
    Alors, comme je te les coupe ?
    - Écoute-moi bien : tu va me faire une spéciale...
    Tu me fais une fausse raie sur la gauche avec une frange mi longue devant.
    Derrière tu me fais un dégradé asymétrique... asymétrique, tu m’entend bien ? À droite tu me frises un peu, léger, hein pas de trop, mais que ça ce voit quand même... La patte de droite tu la laisses plus longue que celle de gauche et au dessus des oreilles, tu me fais des zigzags.
    - Oh, Zé, t'y est gaga ? C'est quoi, cette coupe ?
    - C'est quoi cette coupe, tu me dis, figure de poulpe ? C'est celle que tu m'as fait le mois dernier !
  11. La scène se passe à Marseille :
    - Oh Toine, hier soir je me suis fais une gonzesse, cong, elle avait un clitoris comme un cornichon !
    - Ah oui ? Aussi gros ?! ?
    - Mais non, couillon !... aussi aigre !"
  12. Trois souris marseillaises discutent sec, assises autour d'un morceau de mozarella au fond d'un cafoutche de Menpenti.
    Et la modestie n'est pas leur spécialité.
    La première affirme avec insolence : - Oh les gars, fada, vous voyez les balès de tapettes avec le morceau de gruyère ?
    Eh bé, té vé, sans les mains ! Tranquille ! Moi j'ouvre le truc avec les dents, je taxe le fromage et scapa!
    La deuxième, pour ne pas être en reste enchaîne : - Oh, mais c'est rien ça, figure que t'y est ! Qu’est ce tu fais le gandin avec ton histoire de tapettes ?
    Moi, tu vois les graines rouges empoisonnées ? Eh bé moi, je me les grignote comme des biscuits apéritif ! Trop galette...
    Alors la troisième souris se lève et dis. - Bon allez zou, je m'arrache, les filles ! C'est l'heure d'enfiler le chat.
  13. Trois jeunes cadres d'entreprise se retrouvent dans un bar à la sortie d'un congrès.
    Ils boivent une mousse en devisant sur les mérites de leurs écoles respectives.
    Et la conversation continue jusque dans les toilettes.
    Le premier qui a fini va se laver les mains puis se les sèche longuement avec de multiples serviettes.
    - Moi, j'ai fait l'ESSEC Paris. À l'ESSEC, on nous apprend à être méticuleux ! dit-il.
    Le second se lave les mains et se les sèche minutieusement avec toute la surface utile d'une seule serviette.
    - Moi aussi j'ai fait mes études à Paris, mais à HEC. À HEC, on nous apprend à être méticuleux bien sur, mais surtout efficaces.
    Le troisième sort sans se laver les mains et jette au passage.
    - Moi j'ai fait l'École de Commerce de Marseille. À Marseille, on nous apprend à ne pas nous pisser dessus !
  14. Dans une école marseillaise, la maîtresse demande à ces élèves s'ils pensent avoir tout dans la vie.
    La plupart se taisent, mais y en a un ou deux qui lèvent le doigt quand même.
    Le premier minot dit : - Moi j’ai tout, m'dame. J’ai un vélo, pleins de jouets, une grande chambre dans une belle maison avec un jardin, mes parents ils ont la béhemme. Alors voilà, j'ai tout quoi !
    - Et est-ce que tu as une piscine dans ta grande maison ?
    - Euh, non... je vais à la mer. - Et tu aimerais en avoir une ?
    - Sur !
    - Et bien tu vois, tu n’a pas tout à fait tout. En fait il te manque bien quelque chose encore.
    - Ah oui .. ben oui c’est vrai finalement...
    Un autre dis alors :
    - Moi j’ai vraiment tout, m'dame: les jouets, la bagnole, la maison avec le jardin, la piscine et j’ai même un chien.
    - C’est bien, lui dit la maîtresse, mais ta maison, est-ce qu'elle est près de la plage par exemple. Est-ce que tu vois la mer de ta fenêtre ?
    - Ah ben non. Nous on habite à Montolivet, alors pour la mer, ça fait un peu loin quand même...
    - Et bien tu vois, tu n’as pas tout à fait tout toi non plus... Alors vous voyez, les enfants, personne ne peut tout avoir dans la vie, c’est impossible.
    Et même si on beaucoup de choses, ça a ne fait pas toujours le bonheur parce qu'on s'aperçoit vite qu'il nous manque encore quelque chose pour avoir tout.
    D’un coup, Momo, le fils de Zé, qui avait rien dit lève le doigt :
    - Si m'dame, nous on a tout. C'est mon père qui l'a dit...
    - Ah bon ? Et qu'est qu'il a dit exactement ?
    - Ben... que maintenant on avait tout, quoi !
    - Comment ça ?
    - Hier ma sœur, elle a ramené chez nous son nouveau copain. C'est un parisien et en plus il est supporter du PSG.
    Alors mon père il a dit : - "Oh putain, il nous manquait plus que ça !"
  15. Méhu fait son jogging comme tous les matins le long de la plage du Prado.
    En courant, il manque de s'estramasser en mettant le pied sur une vieille bouteille de coca déposée là par les vagues.
    Il a un bouchon en liège dessus et un papier tout jaune dedans, recouvert de signes bizarres.
    Au moment où il défait le bouchon pour sortir le papier et le lire...
    MAGIE ! Un génie gicle de la bouteille comme un ressort !!!
    - Tcheudeu !!! (le génie devait avoir aussi une origine marseillaise)
    Je suis esquiché de longue dans cette bouteille, j'ai le dos ruinté.
    Tu m'as délivré, T'y est bien brave ! Ça mérite un petit cadeau ...Alors, jeune, qu’est ce que je peux pour toi ?
    Méhu, un peu impressioné : - Un vœu c'est ça ?
    Le génie opine….
    - Attends je réfléchis. … Ça va, j'ai trouvé. Voilà : je vis à Marseille et ma nine, elle fait un stage de 6 mois à Nouillorque.
    Alors je voudrais que tu me fasses une autoroute Marseille - Nouillorque pour que je puisse aller la voir avé la golf...
    Le génie sursaute : - C’est ton voeu, ça ? T'y est fada ou quoi ? Une autoroute Marseille - Nouillorque ? Non mais tu imagines le boulot, dis ?
    Oh jobastre, écoute, je suis génie et je te dois un vœu, d'accord ! Mais, putain, s'il te plait pas ça.... fais-en un autre !
    Méhu bougonne : - Un autre... un autre... T'y est un drôle de génie, toi ! Bon écoute, j'ai un autre problème avec ma nine.
    Des fois…enfin, souvent ... on s'accroche un peu, des choses d'amoureux, quoi… mais c'est passekeu j'arrive jamais à capter ce qu'elle veut exactement.
    Alors voilà mon vœu… Je veux que m'explique ce qui se passe dans la tête des femmes, comment elles raisonnent, tout ça... D'ac ?
    Le génie regarde Méhu... se gratte la tête ... et lui répond : - Ton autoroute, tu la veux à 2 ou à 3 voies ?
  16. Momo, le fils de Zé, joue au train électrique dans sa chambre :
    - Tchou tchou tchou ! Le train 6022 en provenance de Vintimille et à destination de Marseille Saint-Charles entre en gare de Nice !
    Nice, deux minutes d'arrêt. Tous les emmanchés, les pébrons et les tarés de Nice descendent du train.
    Sa mère, qui prépare le déjeuner dans la cuisine, bondit en entendant ça et lui crie :
    - Momo, qu'est-ce que c'est que ce langage ? Sois poli ou je confisque le train électrique.
    - Euh, oui m'an, d'accord m'an. Et il continue à jouer :
    - Tchou tchou tchou tchou tchou ... Le train 6022 en provenance de Vintimille et à destination de Marseille entre en gare de Toulon !
    Toulon, 2 minutes d'arrêt ! Tous les abrutis, les tarlouzes et les grognasses de Toulon descendent du train et se magnent le cul !
    La mère, furieuse, fait irruption dans la chambre du minot, lui fiche une paire de gifles, confisque le train et repart à sa cuisine.
    Resté seul, Momo pleure à n'en plus finir tant et si bien qu'au bout de 10 minutes, sa mère prend pitié.
    Estimant que la leçon a dû porter, elle lui rend son train électrique à condition qu'il ne dise plus de gros mots.
    Et le petit train repart : - Tchou tchou tchou tchou tchou... Le train 6022 en provenance de Vintimille entre en gare de Marseille Saint-Charles !"
    (La mère tend l'oreille)
    - "Marseille Saint-Charles, Marseille Saint-Charles, terminus du train, les voyageurs sont priés de bien vouloir descendre du train.
    Correspondance à destination de Miramas et Port de Bouc, voie D."
    La mère, soulagée et heureuse a un sourire de contentement qui s’efface aussitôt quand le haut-parleur Momo ajoute :
    - Nous prions aimablement les voyageurs de bien vouloir nous excuser du retard de ce train, dû essentiellement à une poufiasse qui n'a pas arrêté de nous emmerder !
  17. Deux bambins vont voir leur grand père à la maison de retraite de Montolivet :
    - Papy Zé ! Papy Zé ! Tu nous racontes l'histoire que tu étais dans la savane en train de faire le safari ????
    - Mais je vous l'ai déja racontée au moins 200 fois, cette histoire!
    - Allez... steuplaaaaiiiit !!!!
    - Zou, d'accord, je veux bien vous la raconter pour la 201ème fois !
    - Ouha ! Trop bon ! Merci Papy !
    Et là, Papy Zé commence son histoire.
    - Alors, j'étais dans la savane, je rampais dans les herbes, comme ça (il fait les gestes avec les coudes)...
    Quand tout a coup je te vois un lion ... énorme. Une bestoasse terrible ! Un mastard ...
    Alors là, j'hésite pas ... je mets la poudre dans le fusil, la balle, je tasse (il tasse avec la main) ...
    Je vise entre les deux yeux (il vise)... Et bang, je tire ! ...
    Oh putain, je me le manque, le lion, et lui il me fonce dessus (il fait le lion qui court).
    Alors, vite je remets de la poudre, je remet une balle, je tasse (il tasse avec la main), je vise en vitesse (il vise) et je retire ...
    Bang ! Oh fatche je le rate encore, que la balle elle lui passe au dessus de l'oreille gauche.
    Ni une ni deux, j'ai encore le temps .... Mais tout juste ...
    Il reste à peine quelques mètres entre lui et moi ...je remets la poudre, la balle, je tasse (il tasse encore)....pas le temps de viser ...
    Bang ! ... Misère... Je le rate encore ....
    Et là, le lion, il est juste tout près de moi qui va bientot me tchoker !! Je sens son souffle chaud tout près de ma figure ...
    Et voilà que je me cague dessus...
    - Oh putain, mais nous aussi on a peur, Papy Zé ! On a vachement peur !!!
    - Et non, couillon ! Qué peur ?
    C'est MAINTENANT que je me cague dessus !!!!
  18. Zé se présente dans un grand magasin pour une place de vendeur. Le chef de rayon lui demande s'il a de l'expérience.
    - Si j'ai de l'expérience, ahiiiii. Mais je suis le roi de la vente. Sur la tête de ma mère, y'a pas meilleur vendeur que moi.
    Je vendrais des patins à roulettes à un cul de jatte tellement je suis bon...
    - Et tu as des références ?
    - Oh, lui, je suis marseillais! Alors la tchatche, ça me connait! C'est pas une référence ça ?
    Le chef, goguenard, décide d'essayer le Zé pour la journée, histoire de voir.
    Le soir, il revient vers son nouveau vendeur : - Alors, Zé, combien de clients aujourd'hui ?
    - Un seul
    - C’est pas très brillant ça, pour un roi de la vente. Et quel montant ?
    - 100...
    - 100 quoi ? 100 cacahuètes ?
    - Il est pas beau lui? 100 000 Euros, bien sur !
    - Quoi ? 100 000 Euros ? Mais... comment ça ? À un seul client ? Comment tu as fait ça ?
    - Facile ! Un type se présente et je lui ai vendu un hameçon.
    Puis je lui ai proposé un petit lancer et une série de mouches.
    Et comme je lui ai dit qu'il peut pas pêcher sans être bien équipé, je lui ai vendu aussi la grande canne avec la ligne et les bouchons et aussi un moulinet.
    Après, pour pas qu'il passe pour un plouc devant les autres pêcheurs, je lui ai vendu l'équipement, les bottes, le ciré et le bob.
    Et puis je lui ai demandé où il comptait aller pêcher.
    Il m’a dit : sur la côte.
    Alors, je lui dit qu'il ferait bien d'acheter un bâteau pour pêcher au large, et je lui vendu un hors-bord de 8 mètres avec deux moteurs...
    Ensuite, je lui ai demandé comment il allait emmener son bateau sur la côte.
    Y savait pas, alors je lui ai vendu une remorque et un 4x4 pour tracter le tout Et puis on a fait les comptes.
    Ça faisait 102 000 Euros. J'y ai fait un prix à 100 000. Il a signé. c’est tout.
    Le chef est ahuri, assis par terre, il n'en croit pas ses oreilles :
    - Tu as vendu un bateau et un 4x4 à quelqu'un qui venait pour acheter un hameçon ?
    - Heu... En fait pas vraiment.
    Le client venait pour acheter une boite de tampons pour sa femme, alors je lui ai dit : - Foutu pour foutu, pourquoi vous iriez pas à la pêche ?
  19. Zé, comme tout les jours vers 11 heures, entre au Bar Platanes.
    - Oh, Nono, tu m'envoies un Casa avant que ça commence !
    Nono a pas le temps de poser le verre qu’il est déjà vide - Vas-y ah le même... avant que ça commence !
    Nono, il comprend pas pourquoi le Zé, il dit "avant que ça commence" parce qu’on est lundi et qu’y pas de match de l’OM le lundi, sutout à 11h du matin.
    Mais, enfin, il lui remet le même. Sitôt servi, sitôt descendu.
    - Tchedeu, il fait chaud aujourd’hui, té. Ça va être terrible. Remets moi ça avant que ça commence !
    Et zou, en core un Casa. Le Zé, il a les yeux qui parpelège un peu. C’est toujours comme ça après le troisième.
    Il fait claquer sa langue : - Nono, tu m'envoies encore un "fly" avant que ça commence ?
    Et zou, d'un trait, Zé s’enquille son quatrième pastaga. Puis l’air de rien, en espinchant du coté des joueurs de contrée, il glisse en douceur vers la porte.
    Nono, qui voit le manège, lui fait : - Oh, Zé, Oh ! C'est pas des monocles que je t'ai servi! Et les belins ?
    - Oh putain, je le savais.... ça commence !
  20. Zé est en train de se regarder tranquille "Auto-moto" comme tous les dimanches matin quand téléphone sonne.
    - Zé ! C'est Jeannot ! Ecoute... Y a Méhu qui est à la Timone.
    Il a eu un accident avec la Béhemme hier soir.
    - Oh l'enc' ! Qu’est-ce qui s’est passé ?
    - C'est en revenant de boîte. Il était rond comme un boulon. Et un con de platane qui a traversé...
    - Et la Béhemme ? - Laisse tomber... Y en a plus, fada ! On dirait une mini maintenant...
    - Oh l'enc' ! Comment y va ?
    - Traumatisme cranien, ils ont dit ...et ...il a perdu un bras.
    Si tu y vas, annonce lui en douceur. Il est dans le coltar et il le sait pas encore - Oh ! Oh l'enc'... Quelle chambre il est ?
    - 217 !
    Zé file à la timone, monte les escaliers quatre à quatre, arrive devant la chambre 217 et entre.
    D'un coup, Méhu ouvre un oeil et aperçoit Zé : - Zé, c’est toi ? Qu'est-ce qui m'est arrivé ?
    - T'y as eu un accident. Tu t'es estramassé contre un platane.
    - Et ma Behemme ?
    - Elle est reléguée, Méhu... mais c’est pas ça le pire. Méhu, dans l'accident t'y as perdu ton bras gauche...
    - Oh fatche... Ma Rolex !!!
  21. Dans la cours de récré, trois minots discutent ferme :
    - Ouais moi, mon père, il est chef d'entreprise. Il a la Béhèmme. Il roule à plus de 200.
    L'autre jour, on est allé à Sanary. On est parti à 2h. A 2h et quart, je me baignais à la Plage Dorée.
    Trop fort, il est, mon père !
    - Moi, mon père, il joue à l'OM. Il a la Ferrari. Tin, ça fonce à 350 km/h.
    Dimanche, on a été à Monaco pour le match. On est parti à 4 h. A 5h, on était au stade.
    Ça fait que mon père, il l'enfume, ton père...
    - Et bè, moi, mon père, il est receveur à la Poste Colbert. Il a une 2CV de l'autre monde. C'est un vrai avion !
    Même que, tu vois, il finit son travail à 5h.
    Eh bè tous les jours, tu vois, à 4 heures et demie, il est déjà à la maison !!!
  22. Jésus a choisi Marseille pour revenir sur Terre.
    Afin de trouver du monde et se faire connaître, il entre au Bar des Platanes.
    - Bonjour mes frères, je suis Jésus de Nazareth, je suis redescendu sur Terre pour vous sauver...
    - Allez ça va… dégage! Pas de mendigots, ici ...
    Va faire ton cirque ailleurs, bouche !
    - Tu ne me crois pas ? Que puis-je faire pour te convaincre.
    - He be si t'es Jesus, je sais pas, moi ! Fais un miracle...
    Un vieux papet se dirige avec deux cannes vers la table de contrée.
    Quand il passe à coté de lui, Jésus lui met la main sur l'épaule et voilà le papet qui lâche ses cannes et marche à la oineugaine...
    - Tcheudeu, je le crois pas..., fait le patron, tu peux nous refaire un autre truc ?
    Jésus soupire : - Homme de peu de foi, tu veux encore une preuve ? Soit...
    Un aveugle boit tranquillement son pastis au comptoir.
    Jésus lui met la main sur les yeux et l'aveugle aussitôt de dire :
    - Fatche, Loule, tu pourrais au moins refaire la déco de ton bar.
    Ca craint… Loule, le patron, est sans voix.
    Jésus lui dit : - Me crois-tu maintenant ?
    - Si tu fais encore un miracle, on te croit, parole...
    Jésus s'approche de Zé qui est dans un coin en train de lire la Provence.
    Dès qu'il le voit arriver, Zé se met à hurler :
    - Putain, ne me touche pas, NE ME TOUCHE PAS !!!
    - Mais pourquoi as-tu peur, mon frère.
    Je ne te veux aucun de mal, seulement te guérir..."
    - Me guérir ? Tu veux ma mort oui ! Écoute, je suis employé à la Sécu. Ça fait quatre mois que je suis en arrêt maladie.
    Et j'ai bien l'intention que ça dure encore un peu...
  23. Zé vient de trouver du travail chez Ricard. Coup de bol, il est à la production dans l’atelier qui fabrique le "fly".
    Le bonheur ! C'est Titin qui lui montre le boulot à faire :
    - Alors tu vois, tu prends les caisses là de bouteilles, tu montes sur la passerelle et tu les portes au la-bas de l’autre coté.
    Et tu fais gaffe, sur la passerelle, hein, ça glisse. T'y as compris ?
    - Et vouais, j’ai compris... je prends les caisses, je traverse et voilà !
    - Et tu fais gaffe !!!
    - Eh vouais, je fais gaffe ! Tu me prend pour un anglais ou quoi ?! Regarde ...
    Et le Zé encape la première caisse, enquille la passerelle. En haut, il se met à faire le James.
    Il se galège, il est estrassé de rire...
    Titin a beau lui beugler de faire méfi...
    Zou, ça loupe pas, voilà le Zé parti les quatre fers en l'air.
    Il lache la caisse, se desbaousse par dessus la rambarde et le teston en premier, file droit dans l'énorme cuve de pastaga qui était juste en dessous.
    Titin, ni une ni deux, file à toute blinde direct dans le bureau du chef :
    - Chef, Chef, y a Zé, le nouveau, il est dans la cuve de 51. La pleine.
    - Oh fatche... Il est remonté ?
    - Oui, oui, Chef. Il est remonté et même qu'il a dit : "Et, mon vier !"
    - D'accord, et après ? Il est sorti ?
    - Sorti ? Vous rigolez, chef... Après il a demandé des olives et il a replongé.
  24. À l'époque de la grande équipe de 92, Zé et son neveu sont devant le stade Vélodrome juste avant l'ouverture des grilles.
    - O' fan, Kévin, j'ai oublié les places à la maison. Tu y vas en courant !
    - Dac', tonton.
    - Et fonce, hein, qu'on va louper le début, sinon !
    Comme Zé habite avenue de Mazargues, dix minutes après, le petit est de retour. Il est essoufflé et semble affolé.
    - Tonton, tonton!!!
    - Quoi ? Quoi ?!... Qu'est-ce qu'il y a ? Tu les as pas ?.
    - C’est pas ça tonton. Mauvaise limonade... c’est foutu pour le match !
    - Mais qu’est ce qu’y a ? Accouche !
    - À la maison, il y avait tantine allongée par terre dans l’entrée. Elle bouge pas, elle respire pas. Tonton, je crois qu'elle est morte.
    - Oh putain, tu m'as fait une de ces peurs ! À voir ta figure, je croyais que Papin, il jouait pas.
  25. Zé tombe sur René, alors que celui ci charge la voiture pour partir à Carnoux.
    - Ça va?
    - Et le fiston ?
    - Ça va ! Il est à Aix, y fait de la logique.
    - La logique? C'est quoi la logique?
    - La logique, c’est une sorte de philosophie, tu vois, que c’est logique.
    - Oh explique un peu....
    - C’est simple, par exemple : t'y as le poisson rouge?
    - Vouais.
    - Si t'y as le poisson rouge c'est que t'y aimes les animaux ?
    - Vouais.
    - Si t'y aimes les animaux, c’est que t'y aimes la nature?
    - Et vouais, j’aime la nature. Jusque là c’est juste.
    - Si t'y aimes la nature, c’est que t'y aimes les femmes ?
    - Et Binssur que j'aime les femmes!
    - Eh bé tu vois... c'est ça la logique : le raisonnement!
    Zé repart tout content et croise Loule.
    - Oh tu sais pas, j'ai vu René. Accroche toi : son fils, il fait de la logique à Aix.
    - La logique ? C’est quoi la logique ?
    - C’est simple, je t’explique : t’y as le poisson rouge ?
    - Nan.
    - Oh..! T'y as pas le poisson rouge ? Tu serais pas un peu tafiole, des fois ?
  26. C'est Marius qui se gare en vrac devant son bistrot habituel avec sa BMW.
    Il entre et trouve ses potes, olive et marcel au comptoir.
    - Salut les gars ! s'exclame Marius - Salut à toi, Marius. Dis nous, où tu était passé ce week-end ? on t'as attendu pour faire une partie belotte.
    - Ben, ce week-end je suis allé à la chasse, con !
    - Et alors, ça a marché ?
    - Du tonnerre les gars !!! Faut que je vous raconte !
    - ...
    - Samedi, j'ai vu qu'il faisait beau et je me suis dit : "Marius, faut aller à la chasse, ça doit grouiller de gibier" - Et alors ?
    - Ben, j'ai pris mon fusil et je suis allé dans la foret et au bout de 5 mn, devant moi à 50 m un chevreuil... énnormmme !
    Je le vire, je le tire et PAN! d'une balle il tombe raide mort.
    - Et tu l'as rammené ?
    - T'es fou? ! Il était trop gros. J'ai pris mon couteau j'ai coupé une cuisse et je l'ai mise sur mon épaule.
    - Et après tu es rentré ?
    - Ma non ! Une si bonne journée, fallait continuer !
    - Alors ?
    - Au bout de 10 mn, devant moi, un sanglier... énnormme, mais vraimant énorme.
    - Tu l'as eu ?
    - Et comment que je l'ai eu ! Mais il était tellement gros que j'ai pris mon couteau et après avoir coupé une cuisse je l'ai posé sur mon autre épaule.
    À ce moment là, un collègue de Marius fait irruption dans le bar en disant :
    - Marius, vas vite garer ta caisse. Les flic sont là et commencent à verbaliser toutes les voitures !
    Ni une ni deux, Marius sort garer sa voiture et revient dans le bar :
    - J'ai eu chaud les collègues, mais au fait, j'en était où de mon histoire ?
    - Tu avais une cuisse sur chaque épaule !
    - Ha ouais ! Alors à ce moment là, je lui ai bouffé la chatte !!!
  27. Sur la route des vacances, du coté de Toulon, un couple de vieux marseillais s'arrête à une station service.
    Le pompiste arrive et demande : - Bonjour. Je vous fais le plein?
    - Oui allez-y, répond le papet.
    La mamet demande alors : - Qu'est-ce qu'y dit ?
    - Y DEMANDE SI ON VEUT LE PLEIN, répond le vieux en criant.
    Le pompiste engage la conversation : - Alors, vous allez où comme ça ?
    - On va passer les vacances à Saint Tropez, dans la villa de notre fils, répond le vieux.
    La mamet demande encore : - Qu'est-ce qu'y dit ?
    - Y DEMANDE OU ON VA. JE LUI AI DIT QU'ON ALLAIT À SAINT TROPEZ Le pompiste : - Vous avez de la chance.
    Vous allez avoir du beau temps pour les 15 jours qui viennent.
    - Qu'est-ce qu'y dit ?
    - Y DIT QU'Y FERA BEAU LA-BAS Le pompiste : - Et où vous habitez quand vous n'êtes pas en vacances ?
    - On habite au Cinq-Avenues à Marseille, répond le vieux - Ah ouais?! Ca alors, c'est une drôle de coïncidence.
    J'ai connu une fille des Cinq-Avenues un jour.
    Une vraie baboite.
    Elle ne pouvait pas s'arrêter de parler.
    Elle me soûlait trop ! Je l'air largué au bout de huit jours.
    En plus elle était nulle au lit. Mais nulle! Ah ça, vraiment, c'était pas une affaire!
    - Qu'est-ce qu'y dit ?
    - Y DIT QU'Y T'A CONNUE Y A LONGTEMPS !
  28. C'est Samedi après-midi et Zé et Ginette ont une sacrée envie d'un peu d'intimité pour une partie de jambes en l'air.
    Malheureusement pour eux, Momo leur fils est dans l'appartement et comme il risque de pleuvoir, les parents ne préfèrent pas qu'il sorte.
    Zé a soudain une illumination : - Momo, tu veux être gentil ? Y a des jeunes qui zonent en ce moment et je suis pas tranquille pour la voiture.
    Tu veux bien aller guetter sur le balcon cinq minutes ? Comme ça, tu surveilles la Behemme et tu nous racontes tout ce qui se passe en bas !
    Momo râle un peu, mais va quand même sur le balcon et commence son observation.
    Pendant ce temps, les parents passent aux choses sérieuses.
    Ça part bien plutôt bien et Zé entend la voix de Momo qui annonce :
    - Il y a une voiture qui se fait remorquer par une dépanneuse dans le parking...
    Tiens, une ambulance vient de passer à toute vitesse...
    Il y a des gens qui rendent visite aux voisins d'à côté...
    Y a Azid et ses potes sur le mur du Casino. Ils fument et ils rigolent...
    Un moment passe puis la voix de Momo reprend : - Lili fait du vélo sur le trottoir...
    Les Taffarelli sont en train de baiser...
    Zé et Ginette dressent l'oreille.
    Zé crie à travers la porte : - Et comment tu sais ça, toi, salopiaud ?
    - Parce que leur fils est sur le balcon aussi !
  29. Marius et Olive sont partis à la pêche ensemble, mais Olive est tellement empoté qu'il vient de laisser retomber à la mer un énorme poisson que Marius venait juste de ferrer.
    Alors Marius pousse un énorme soupir, repose sa canne à pêche et dit à Olive : - Tu connais la métempsycose ?
    - Non, dit Olive bêtement.
    - Eh ben, la métempsycose, c'est quand tu es mort et que ton âme revit dans d'autres choses. Par exemple, on t'enterre au cimetière et...
    - Holà, dit Olive. Je ne veux pas qu'on m'enterre, moi !
    - Mais c'est un exemple, imbécile ! Tu es enterré dans ta tombe et ton âme passe dans une petite fleur qui pousse au-dessus.
    Et puis une vache mange la fleur et ton âme est transportée dans la vache. Tu me suis ?
    - Bien sûr, je te suis.
    - Et puis la vache rumine et pendant ce temps, ton âme est toujours dans la vache. Et puis la vache digère et elle fait une grosse bouse. A ce moment-là, ton âme est passée dans la bouse.
    Alors moi, je me pointe, je vois cette merde, et qu'est-ce que je dis ?
    - Ben je ne sais pas, moi ! dit Olive ahuri.
    - Ben je dis : "Vé, ce bon vieil Olive ! Il a pas changé !"
  30. De retour de son voyage au Canada, le Zé cherche à se faire embaucher dans une scierie du coté de la Capelette.
    Le patron lui demande : - Tu y connais quelque chose, en bois?
    - Sûr, les yeux fermés je reconnais toutes les essences! Rien qu'avec le nez ! Parole ! Et même des fois, je peux dire d'où vient le bois !
    Le patron de la scierie qui n'y croit pas trop décide de lui faire passer un petit test.
    Il rassemble tout le personnel. On bande les yeux du Zé.
    Le premier échantillon est posé sur la table.
    Zé le renifle et dit : - Ça, c'est du chêne, et même du jeune chêne….
    Il vient de la Sainte Baume… Coupé il y a au moins deux ans !
    Sifflements admiratifs.
    Le patron pose un deuxième échantillon sur la table:
    Ça c'est du hêtre, dit le Zé… du hêtre qui vient de Fontainebleau…
    Murmures approbateurs et respectueux dans la salle.
    Le patron pose un troisième échantillon sur la table et dit : - Allez un peu plus dur !
    - Ça, c'est du cèdre du Liban… Il a voyagé sur le pont d'un tanker, il sent encore l'essence.
    Le patron est très impressionné.
    Mais comme il est très joueur, il veut tenter une dernière expérience:
    Il demande à la vieille secrétaire de mettre sa culotte sur la table et dit au Zé :
    - Si tu me dis ce que c'est que celui là, je te donne le boulot !
    - Le Zé renifle un coup, un deuxième, hésite… et puis subitement il a un grand sourire :
    "Ah! C'était un piège!!! Ce n'est pas du bois qu'on utilise normalement dans une scierie...
    C'est un bois qui a déjà été travaillé... C'est la porte des chiottes d'un bateau de pêche !
  31. Zé et sa femme Ginette partent en vacances à la montagne.
    Le Zé a décidé de se mettre à la pêche à la truite dans la Durance.
    Ginette, elle, préfère plutôt la lecture. Pas sportive pour un sou.
    Ils passent tous les après-midi au bord de l'eau. Le Zé pêche et Ginette bouquine.
    Un après-midi, alors qu'il a mouillé sa canne dans un trou d'eau, le Zé sent la grosse fatigue qui lui monte.
    Il confie la canne à sa femme et décide de faire un petit roupillon sous un saule, bien au frais.
    Pas de bol, pas plus tôt endormi, un garde pêche s'approche de Ginette et lui demande :
    - Bonjour madame, vous pouvez me montrer votre permis de pêche s'il vous plait.
    - Qué permis ? Je pêche pas, je lis un livre, ça se voit non ?
    - Vous êtes dans une zone ou la pêche est réglementée, madame. Il faut un permis pour pêcher.
    - Il est pas beau lui, Oh, t'y es sourd ou quoi ? Je lis, je te dis! je pêche pas... C'est mon mari...
    - Ecoutez Madame, vous êtes à coté de l'eau, d'accord ? Vous avez le matériel, d'accord ? Alors pour moi vous pêchez.
    Je suis désolé, mais je vais devoir vous mettre une amende pour pêche illicite.
    Loule réfléchit puis elle fait avec un sourire :
    - D'accord ! Mais si vous faites ça, je hurle et je vous accuse de viol !
    - Mais... mais, Madame, je ne vous ai même pas touché, répond le garde-pêche en begayant.
    - C'est vrai,... mais vous êtes à coté de moi d'accord ? Et vous avez le matériel, d'accord ?
  32. C'est Tony (un gynéco rue Paradis) qui reçoit un femme très inquiète.
    Elle lui dit : - "Voilà docteur, j'ai une drôle de sensation dans la pachole depuis quelques jours".
    Tony trop content d'avoir une cliente la fait s'installer sur la table pour l'osculter...
    - "Bon alors c'est pas compliqué, je vois une grosse mouche...".
    La femme affolée lui demande ce que l'on peut faire.
    Tony lui conseille de se faire pénétrer par son homme, et qu'une fois à l'interieur ce dernier se retire rapidement.
    - "Ça fera un effet de suscion et la mouche aspirée se retrouvera alors à l'exterieur..."
    Une semaine après la femme revient avec le même blème car son mari est un peu trop vieux pour bander (encore une jeune maline qui s'est mariée avec un vieux plein aux as...)
    Alors Tony (pas interressé pour deux sous) lui dit : - "Bon, je vous le fait gratos..." (Tu parles, la nine c'est presque Miss Marseille).
    Alors il se l'allonge, il se la stanque une fois puis deux !!! puis trois!!!
    Et au bout de la vingtième, la nine lui demande : - "Je croyais qu'une seule fois ça suffisait pour faire un appel d'air..."
    Et la Tony en feu lui répond : - "J'ai changé d'avis, celle là on va la noyer..."
  33. Après un match de football, un supporter mécontent s’en prend au capitaine de son équipe :
    - "Même ma soeur aurait mieux joué que vous !" - "Ta soeur, on connaît tous le trottoir où elle travaille, je ne m’en vanterais pas à ta place !" - "Justement, elle au moins, elle est capable de faire trois passes consécutives !"
  34. Deux minots jouent au foot dans un, quand l'un d'eux est attaqué par un pitbull.
    L'autre a juste le temps d'arracher une planche de la clôture proche et de l'abattre sur le chien, lui brisant la nuque.
    Un journaliste qui passait par-là se précipite pour interviewer le garçon.
    Il commence par noter : "Un jeune supporter de l'O.M. sauve son ami d'une mort sanglante".
    - Mais, je suis pas un supporter de l'O.M... dit le garçon - Mais tu es pour quelle équipe alors ?
    - Je suis pour le PSG ! Répond le garçon.
    Le reporter barre la ligne déjà écrite et recommence son article :
    - "Un jeune voyou assassine froidement le compagnon à quatre pattes d'une honnête famille marseillaise".
  35. Trois français se présentent devant Saint-Pierre.
    Celui-ci leur explique que le Paradis est divise en différentes "zones d'habitation", selon le QI des résidents.
    Il leur propose donc de passer un test.
    Le premier démontre un QI de 180, le second un QI de 120 et le troisième, un QI de 10 seulement.
    St-Pierre conduit alors chacun des trois hommes vers sa nouvelle "zone d'habitation "...
    Aussitôt arrive dans son groupe, le premier est assailli de questions par ses nouveaux compagnons : - " Alors, quels sont les progrès sur terre en matière de physique nucléaire ? " ou bien " A-t'on découvert des nouveaux vaccins ? "...
    Le second rejoint sa zone a son tour et il fait tout de suite l'objet d'interrogations variées.
    On lui demande : - "As-tu lu le dernier Jean d'Ormesson ? " ou encore " Ça fait quoi de payer ses achats en Euro ? " Le troisième arrive enfin dans son groupe.
    Et la, il voit une horde de types qui se précipitent vers lui avec une question unique sur les lèvres :
    - "C'est qui le nouvel entraîneur de l'OM ?"
  36. Un jour de semaine, où tout le monde travaille, un vieux marseillais des beaux quartiers se promène sur le quai du coté du fort St-Jean.
    Là, il voit un jeune, torse nu, allongé par terre, en train de se radasser au soleil. La vraie "lagremuse".
    Le vieux s'approche et lui fait :
    - Oh minot à ton age, pas honte ? C'est tout ce que tu as à faire ?
    - Excusez, l'oncle, qu'est ce que je devrais faire, d'après vous ?
    - Moi, à ton age, je travaillais dur. Tu devrais faire pareil...
    - Ah ouais ? Et pourquoi faire ?
    - Bé ! Pour gagner de l'argent, couillosti !
    - Ah ouais ? Et pourquoi faire ?
    - Il est pas beau lui ?! Pour être riche comme moi, bougre de fada ! - Ah ouais ? Et pourquoi faire ?
    - Quand tu seras riche, tu pourras te reposer et bien profiter de la vie !
    - Ah ouais ! Et qu'est ce que je fais là, à votre avis ?
  37. Une importante exploitation forestière du Canada passe un jour une petite annonce dans la Provence dans le but de recruter un bûcheron.
    Quelques jours plus tard, le Zé fraîchement exilé dans le grand Nord (c'est le cas de le dire) se présente :
    - Je viens pour l'annonce, pour le bûcheron...
    - Toi, mon gars ? Tu plaisantes… Il me faut un gars taillé dans l'acier, capable de bosser 10 heures par jour sans sourciller!
    - Je sais faire ça.
    - OK, admettons. Dis voir un peu… où est-ce que t'as bossé comme bûcheron avant de venir ici ?
    - Au Sahara...
    - Au Sahara ? T'es sur mon gars… Tu veux bien dire, dans le 'désert' du Sahara ?
    Alors le Zé rigole et dit : - Ouais, c'est comme ça qu'ils l'ont appelé depuis.
  38. Deux lions, arrivés d'Afrique à Marseille par bateau, à destination non pas du jardin zoologique, mais d'un autre zoo, s'évadent de leur cage.
    En pleine nuit, il se retrouvent sur le vieux port.
    Afin d'avoir plus de chances de s'en sortir, ils décident de se séparer, et de se retrouver au même endroit quinze jours après.
    Les quinze jours passent, et les deux lions se retrouvent.
    Le premier est maigre, on lui voit les côtes, il est pelé, galeux, plein de cicatrices.
    Le second est gros et gras, il respire la santé.
    Le gros lion demande au maigre ce qui lui est arrivé.
    - Mon pauvre, m'en parle pas ! J'ai couru partout, les voitures m'ont écrasé, les chiens me couraient après, je n'ai même pas pu faire les poubelles tellement les rats étaient gros, c'est eux qui m'ont mordu.
    Et toi, tu es en pleine forme, comment tu as fait ?
    - Moi ? Oh, j'ai eu de la chance ! Je suis rentré par hasard dans un grand bâtiment, que c'est la Sécurité Sociale.
    Depuis, je mange tous les jours un directeur.
    Et bien, en deux semaines, personne s'en est encore aperçu !
  39. Un des plus grands laboratoires de recherches biologiques des U.S.A. fait paraître l'annonce suivante :
    "Dans le cadre d'une série d'expériences génétiques, 2000 dollars pour faire l'amour avec une guenon. Vigueur et excellente santé exigées."
    Un marseillais se présente : "Je suis vigoureux, en parfaite santé, et je suis d'accord.
    Il n'y a qu'un petit problème : pour les 2000 dollars... est-ce que je pourrais payer en plusieurs fois ?
  40. Zé est bon camarade. Mais il a un petit défaut. Il déteste payer sa tournée.
    Ses collègues du Bar de Platanes en ont un peu marre de la situation et décident un jour de lui donner une petite leçon.
    Arrivés en avance au Bar, ils se dépêchent de passer la commande et les voilà en train de se faire une petite contrée, le verre à coté de chacun, quand le Zé déboule.
    - Oh, vous avez déjà commencé ?
    - Eh voui ...
    - Et vous avez déjà commandé la tournée ?
    - Eh voui...
    - Et vous l'avez fait essprès de pas m'attendre ?
    - Eh voui ?
    Et ils se poussent du coude en rigolant sous cape.
    Le Zé est furax : - Bande de saligauds ! Té, puis que c'est comme ça je vous parle plus !
    Et le voilà qui se dirige vers le comptoir sans les calculer.
    Nono regarde tout ça d'un air goguenard.
    - Ça va Zé ? Alors qu'est ce que je te sers ?
    - Un verre d'eau !
    - T'y es malade ?
    - Non, je suis pas malade, mais je veux un verre d'eau. Tu me le sers ou pas ?
    Résigné, Nono lui rempli un verre.
    À la table de contrée, les autres sont estrassés de rire.
    - Regarde-le moi, ce raspi !
    - Sûr ! Il a tellement d'oursins dans les poches qu'il veut même pas allonger pour son propre Ricard !
    Zé prend sa commande, sans rien dire va s'assoir à une table tout seul a l'autre bout du bar et pose le verre d'eau tout doucement bien devant lui.
    L'air inspiré, il attrape un fil un peu long qui dépasse de sa chemise et le casse d'un coup sec.
    Puis, tenant le fil entre deux doigts, il commence à le tremper souplement dans le verre avec un léger mouvement de bas en haut.
    Les autres, qui le regardent faire du coin de l'oeil, rigolent de plus belle. Le Zé ne bronche pas.
    Dix minutes se passent...
    - Il est en train de virer complètement gaga, ce couillosti.
    - Eh je crois qu'il a compris, cette fois... - On y a été un peu fort quand même.
    - Vouais, allez, c'est bon... Va le voir, Méhu et demande z'y ce qu'il fait. Il me fait peine...
    Méhu se lève et s'approche de la table de Zé.
    Celui ci, imperturbable, continue de tremper son fil dans le verre d'eau.
    - Oh Zé ! Qu'es tu fais ?
    - Chuuuut! Je pêche ...
    - Mais ties fada ou quoi ? Tu pêche dans un verre d'eau, maintenant ? Et qu'est que tu vas prendre ?
    Alors le Zé lêve la tête et a un petit sourire...
    - Bè, je sais pas moi... Comme toi, tè... un Ricard !
  41. Un moulon d’entreprises parisiennes viennent depuis peu s’installer à Marseille.
    Mais le choc des cultures n’est pas toujours une réussite.
    Deux collègues de bureau, un Marseillais et un Parisien se retrouvent ensemble, à partager la même chambre lors d’un séminaire organisé par leur boite au chateau de Lourmarin.
    Le Parisien est visiblement très mécontent de partager quoi que ce soit avec le Marseillais.
    Toute la soirée, il se drape dans un silence méprisant à son égard, et quand il l’ouvre c’est pour lui lancer des fions les plus désagréables, avec tous les clichés de rigueur.
    Le Marseillais encaisse sans broncher, mais ça le démange de riposter.
    Tout le monde par finalement se coucher.
    En rentrant dans la chambre dans le noir, le marseillais s’embronche dans le tapis et en essayant de se ratrapper, fait tomber un pot qui était posé sur la cheminée...
    Ça fait pschhhhhttt....
    Il y a une grande lumière et un génie apparait :
    Je suis le génie Ktaras. L’un de vous deux m’a délivré.
    Je sais pas lequel, alors je vous accorde un voeu chacun...
    Le Parisien regarde le marseillais d'un air méprisant et dit :
    - Moi d’abord. Je voudrais un mur immense tout autour de Paris pour nous préserver de tous les abrutis congénitaux venus de province !
    - Ainsi soit-il, répond le génie, Je viens de transformer le périphérique en une immense muraille infranchissable.
    Le Marseillais demande alors : Il est comment exactement, ton mur autour de Paris ?
    - Il fait 90 mètres de haut et 30 mètres d'épaisseur !, dit le génie, c’est gigantesque !
    - Parfait..., dit le Marseillais, mon voeu à moi, c'est que tu remplisses ça d'eau maintenant !
  42. Au bar des platanes, Zé et Doumé discutent devant leur quatorzième fly.
    - Oh Doumé, qu’est t'y as fait ce ouiquende ?
    - Je suis été à Maïre avé le pointu.
    - Ah, ouais, et ça a pité ?
    - Pité tu dis ? J'ai pris une voilà de sardine, comac !!
    Et la Doumé, il écarte les bras au max pour montrer la taille de la sardine.
    - Et encore, j'ai pas les bras assez longs !
    - Doumé, tu me prend pour un anglais ou quoi ?! Ça existe pas les sardines comme tu dis.
    - La vie de ma soeur, Zé ! Tu le sais que je mens jamais aux collègues !! Té, tu m’as vexé, je te parle plus....
    Jusqu'au dix-huitième fly, un silence de mort.
    Puis Doumé prend sur lui et relance la discussion :
    "Et toi Zé, ques t'y as fait ce ouiquende ??
    Doumé condescend à répondre - J’ai été à la chasse au poste que j’ai sous le Garlaban
    - Ah ouais et qu'est-ce t'y as fait ?
    - Rien !
    - Comme, rien ! Tu me prends pour un con ou quoi !!
    - Non, je te dis, y avait rien !!! J'étais noir ce jour-là !!!
    - Oh Zé, assure! Un chasseur comme toi, rien tu chopes!! Jamais je le crois !!!!!
    La, Zé baisse le ton et dit :
    - Bon, écoute, si tu me jure que tien parle à dégun. Je te raconte. On est d'accord ?
    - Sur Zé, pas de lézard. Tu me connais!
    - Bon alors voila, il m'est arrivé un engambi incroyable.
    Tu me jure que tu te la clave, hein.
    - Zé, je te le jure...
    - Alors voilà, samedi, j'étais à l’agachon depuis deux heures et j'entends atche de bruit dans les kékés.
    Putain tu me connais comme je dégaine ! Ni une ni deux, j'épaule, peng .....
    Je sors et je vais voir.
    Putain, tu le crois ou non, c'était la vache à Monsieur Jean de Gémenos.
    Tu me connais, je rate rien... net, entre les deux yeux.
    - Oh l’enc... T'y as flingué la vache à Monsieur Jean !!!! Et alors, qu'es t'y as fait !!!
    - Eh, ques tu crois. Je suis retourné à la voiture prendre la pelle-bèche et j'ai commencé à creuser.
    - Ah ouais ? Et après ?
    - Après ? J'avais presque fini le trou quand, au bout du chemin, qui je me vois arriver ?
    - Et je sais pas moi. Dis-moi !!!!
    - Monsieur Jean...
    - Non !!!
    - Et ouais... il doit chercher sa vache, je me suis dit.
    - Oh Putain! Mauvaise limonade et alors, tu lui as dit quoi !!
    - Rien.... Tu comprends, j’ai paniqué.
    J’avais la 22 chargée, alors...
    - Nooooooon !!! Arrête !! t'y as pas étendu Monsieur Jean !! Tu déconnes complet là ??!!
    - Hé Putain, mais ques tu voulais que je fasse ?
    - Mais t'y est calu complet!!! Et alors, après, ques t'y as fait!!!
    - Après ? Après, j’ai agrandi le straou et je l’ai mis avé sa vache.
    J’avais presque fini... et là la tuile....
    - Quoi ? Quoi ?
    - Madame Jean qui arrive juste en fasse de moi avec sa fille...
    J’avais pas trop le choix, tu comprend.....
    - NON !!!! T'y as pas fait ça quand même...
    Zé arrête... T'y est devenu complètement fou !!!!
    - Alors là Doumé écoute moi bien, y a pas cinquante solutions : SOIT TU RETRECIS TA PUTAIN DE SARDINE SOIT JE FAIS UN CARNAGE !!!
  43. Zé a décidé de monter à Paris quelques jours pour visiter un peu la tour Effeil.
    Le premier jour, après avoir posé ses valises à l'hôtel, il traîne un peu le long des quais de Seine avant de rentrer dans un bar sélect du coté de Saint-Germain des Prés.
    Il s'installe au comptoir : - Bonjour, je peux avoir un café siouplait ?
    Le café atterri devant le Zé en un clin d'oeil.
    Le barman a un petit sourire qui ne présage rien de bon.
    La semaine précédente l'OM en a pris trois au vélodrome par le PSG.
    Il lui lance, l'air goguenard : - Ça fait trois zéros !
    Le Zé manque d'abord attraper une estoumagade à cause de l'insulte, puis une deuxième à cause du prix.
    Mais il se reprend vite fait, sort 3 pièces de 1 Euro, en met une en face de lui, et jette les deux autres à droite et à gauche du zinc.
    Le barman ne bronche pas sous la riposte, prend la pièce en face de lui et va de part et d'autre du comptoir pour récupérer les 2 autres pieces.
    Pas fâché de sa blague qui lave un peu l'affront, le Zé boit son café et s'en va.
    Mais comme il est rancunier, le lendemain, il est de retour.
    Bonheur, c'est le même barman ! Nouveau café qu'il paye de nouveau avec ses 3 pièces de 1 Euro dispersées le long du comptoir.
    Le cirque dure pendant 3 journées d'affilées.
    Le barman, quand il voit le Zé arriver, il a envie de l'étrangler.
    Le quatrième jour, le Zé, sans doute pas réveillé ou lassé de la blague, au lieu de refaire son petit manège, paye cette fois son café avec une billet de 5 Euros qu'il laisse à coté de la tasse.
    Le barman retrouve subitement le sourire car il voit arriver l'heure de la revanche : il prend le billet de 5 Euros et ressort 2 pièces de 1 Euro qu'il lance à gauche et à droite sur le zinc avec un air de défi.
    Le Zé regarde les 2 pièces. Le comptoir est immense et elles sont bien à 5m l'une de l'autre.
    Il regarde le barman. Celui ci à le visage hilare et l'œil brillant.
    Le Zé sort alors calmement une nouvelle pièce de 1 Euro de sa poche qu'il pose doucement en face de lui et dit dans un soupir :
    - Un autre, siouplait.
  44. C'est un couple de marseillais qui part camper au même endroit chaque année, un petit camping fort sympathique situé en pleine campagne et qui n'est accessible que par une seule petite route.
    Au pied de la colline, le marseillais manoeuvre et monte en marche arrière avec beaucoup de peine.
    À mi chemin René, le paysan du coin intrigué de voir tous les ans monter ce couple de marseillais en marche arrière décide cette année de leurs poser la question.
    René : - "Excusez moi de vous importuner mais depuis des années je vous vois monter en marche arrière au camping et j'aimerais en connaitre la raison..."
    Le marseillais lui répond : - "Ben nous les marseillais on est pas con, tous les ans il n'y a jamais de place pour faire demi tour en haut, alors on monte en marche arrière comme ça pour repartir c'est plus facile."
    René heureux d'avoir eu sa réponse retourne à ses occupations, lorsque quinze jours plus tard, il voit les marseillais redescendre du camping et toujours en marche arrière.
    Le pauvre René encore plus intrigué s'empresse de leur en demander la raison.
    Et le marseillais de répondre : - "Ben nous les marseillais on n'est pas con, pour une fois qu'on a pu faire demi tour !"
  45. Une brave marseillaise se rend chez son médecin.
    - Bonjour madame ! Qu'est-ce qui ne va pas ?
    - Ben c'est mon mari, y'a qu'il se prend pour une chèvre à chaque fois que je me déshabille !
    - Ah oui ? Curieux... Voulez-vous bien vous déshabiller, s.v.p.?
    Elle se déshabille. Le médecin jette un coup d'œil distrait et fait : - Beeeeeeeeeeeeeeh!
  46. Momo fonçe à 230 km/h sur la rocade du Jarret avec sa Suzuki gonflée quand du coté de la Timone, il se retrouve nez à bec (il a pas de casque, l'enclume !) avec un petit moineau.
    Il fait une embardée pour éviter de prendre le piaf en pleine gueule mais, pas de pot, la collision est inévitable !!!
    Un peu sonné, Momo voit, dans le rétroviseur, la malheureuse petite bête faire des pirouettes sur le bitume, puis tomber sur le dos, ailes étendues, au milieu du terre-plein central.
    Pris de remords, il plante un coup de patin, et ni une ni deux, en faisant fumer les pneus dans un demi-tour de folie, il retourne vers les lieux du drame.
    Chance! L'oiseau n'est pas mort !...
    Il ramasse la bestiole inconsciente, la glisse dans son cuir et se la ramène à la maison.
    Il lui achète une petite cage, et l'y installe douillettement, avec un peu de pain et une soucoupe d'eau pour quand il se réveillera.
    Le lendemain, effectivement, le piaf se réveille, voit les barreaux de la cage, le morceau de pain et la soucoupe d'eau, se prend la tête entre les ailes et s'exclame :
    - Oh Putain, merde !!! J'ai tué le motard... et je suis aux Baumettes!!!
  47. Un parisien à la descente du TGV Gare Saint Charles saute dans un taxi et demande au chauffeur:
    - Vite ! Conduisez-moi à l'hôtel de ville, svp !
    Le chauffeur, vitre ouverte, bras à la portière, une seule main sur le volant, démarre à fond dès que la porte est claquée.
    Le taxi débouche en trombe dans le boulevard Voltaire, sans respecter le stop.
    Le parisien, plaqué au fond du siège, commence à se dire que ce furieux regarde trop les films de Besson.
    Le premier feu, place des marseillaises, est orange bien mur.
    Au lieu de freiner, le taxi accélère encore, klaxonne un bon coup, et en lachant un "culé ah !" bien senti" passe en zigzaguant devant les autres voitures avant d'encaper le boulevard d'Athènes.
    Concert de klaxons derrière lui.
    À l'arrière, le passager est livide.
    - Vous êtes fou ? Où avez-vous appris à conduire comme ca ?
    - À Marseille, répond le chauffeur, tous les taxis conduisent comme ça.
    Nouveau feu, au carrefour du boulevard de la Liberté, vermillon cette fois.
    Deux voitures se sont déjà arrêtées gentiment.
    Le chauffeur déboîte d'un coup de volant pour éviter les deux bagnoles devant lui, prend la file montante, jette un coup d'œil à droite vite fait et traverse le carrefour en trombe.
    On entend un vieux bruit de tôle froissé juste après son passage.
    Le passage hurle :
    - Mais arrêtez- vous allez nous tuer !!
    - Vous inquiétez pas ! dit le chauffeur flegmatique.
    C'est toujours comme ça ici... Vous venez au moins de Paris, vous ?br> Le parisien, lui voudrait bien descendre. Impossible. Le taxi roule trop vite.
    Il voit arriver avec angoisse le flot de la Canebière.
    Chance, le feu est vert. S'il pouvait le rester….
    Ouuuuiiii, on y est ! Toujours vert !...
    Ça va passer, sûr...
    Du coup, il respire un peu mieux et se dit que le plus dur est peut être fait...
    Quand le chauffeur au lieu tourner à droite pour descendre vers le port, plante un coup de patin monstrueux et stoppe brutalement la voiture ... au feu vert!
    Derrière le taxi, les klaxons hurlent leur mécontentement.
    Le parisien qui vient de manger l'appui-tête avant (il avait pas mis la ceinture) est redevenu blanc comme un linge.
    Il dit dans un souffle :
    - Vous êtes complètement dingue !!! Vous passez lorsque le feu est rouge mais quand est vert vous stoppez. C'est dément!
    - Bien sur dit le chauffeur. Je ne veux pas prendre de risque.
    - De risque ? Mais quel risque ? C'est vert, là !
    - Ben là, c'est surtout la Canebière….
    - Et alors ?
    - Alors y a beaucoup de taxis qui descendent la Canebière.
    - Ah oui ... et alors ? Si on c'est vert pour nous, ils ont le feu rouge non ?
    - Ben justement... ça m'ennuierait de me faire emplafonner par un collègue.

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